la très grande lettre

quelques lignes de plus

Seulement quelques minutes dans ce cahier ce matin, le temps de reproduire une les écritures d’une journée de 2011. J’y avais rêvé de quoi d’intéressant. Pour l’actualité, nous avons droit à la première neige aujourd’hui, près d’Ottawa, au Canada.

Le samedi 3 septembre 2011
J’ai la sensation qu’il me faut écrire, ce matin, alors, pressé par le temps, je saute par-dessus la session de méditation du centre Chopra. La séance de prières et de brassage d’énergie a été forte tantôt, ce qui fait que je devrais être bien malgré l’absence de méditation guidée. Quoique je sais que je me sentirais encore beaucoup mieux si j’avais le temps de la faire.
J’ai souvent des bribes de rêves en mémoire que je me promets d’écrire et ces bouts de rêves s’envolent de ma mémoire avant que je ne m’installe à l’ordinateur. Il faut dire qu’il y a eu plusieurs jours durant lesquels je n’ai pas écrit dernièrement.
C’est le souvenir des rêves de la nuit qui m’incitent à noircir quelques paragraphes, ce matin. Dans l’un de ces rêves, j’étais tout d’abord en voyage à bord d’un autobus pour les grandes distances. Nous devions aller loin car le chauffeur a décidé de prendre une pause quelque part et nous sommes descendus de l’autobus. Le chauffeur et l’autobus sont repartis avant que je ne sois revenu à l’intérieur. Pour un instant, j’ai cru que l’autobus ne ferait que le tour du bloc et reviendrait me chercher, mais ce ne fut pas le cas. Je suis resté là, dans une région qui m’était inconnue.
J’ai probablement marché un peu et je me suis retrouvé dans une maison dans laquelle habitaient différentes personnes, toutes adultes, des hommes et des femmes. Je ne sais trop ce que nous faisions, mais j’ai vécu quelques jours en leurs compagnies. Puis est arrivé le matin de mon départ.
Entre la fin abrupte du dernier paragraphe et maintenant, il y a eu un appel téléphonique de C et sa visite ici qui a duré plus de 30 minutes. Pendant ce temps, ma sœur M. a téléphoné pour m’avertir qu’elle m’apporterait ma salade vers 8h. Elle me prépare toujours une salade le vendredi soir que je mange avec une soupe pour le repas du soir du samedi. Hier, nous avons quitté sa demeure en oubliant la salade. Puis j’ai pris ma douche et j’ai déjeuné. Il me reste une vingtaine de minutes avant le départ en direction de Ste-Rose pour du ménage dans la chambre de L.et du travail chez monsieur T.
Toujours est-il, pour revenir au rêve de la nuit, le matin de mon départ, je déjeunais en compagnie de mes hôtes et il y avait de l’énergie tout à fait spéciale. J’ai noté que l’atmosphère était comparable au jeudi saint, comparable au fait que lors du premier jeudi saint, c’était la dernière fois que les amis de Jésus partageaient un repas avec lui. Je comparais ce déjeuner avec le jeudi saint car c’était tout probablement la dernière fois, pour ce qui est du contexte du rêve, que je mangeais et que j’étais en compagnie de ces hôtes de quelques jours chez lesquels j’avais été bien. Eux aussi s’étaient attachés à moi.
Puis comme je partais, je leur ai demandé dans quelle direction il me fallait marcher pour me rendre à Montréal. Un homme qui faisait partie de ce groupe m’a indiqué la direction en me précisant que je passerais par un village et que les gens de ce village affectionnaient tout particulièrement quelque chose qu’on plaçait sur le haut d’un poteau comme un drapeau. Le type s’est alors retiré pour aller me fabriquer ce genre de drapeau et en me le remettant, il a dit quelque chose comme quoi les gens du village trouveraient intéressant si je lançais ce drapeau pour qu’il s’accroche de lui-même en haut du poteau.
D’autres actions se sont déroulées avant mon départ comme le fait que mon frère A. a fait irruption dans la maison. J’ai alors raconté l’atmosphère du dernier repas à A. et celui-ci a commenté que je pourrais toujours visiter ces gens. Je tenterai de revenir au cours de la journée pour narrer un autre rêve, intéressant lui-aussi. Je dois quitter.